Ce billet est dédié à tous les parents dont les enfants ont été abusivement
placés, parfois sous prétexte du conflit familial lorsque les parents se
séparent, parfois pour d'autres raisons comme le danger "psychologique" pour
l'enfant, et alors qu'on comprend très bien un placement pour des motifs de
danger physique (maltraitances), autant le concept totalement flou de danger
"psychologique" ouvre la porte à tous les arbitraires et à des placements
totalement abusifs.
Tous les jours, des parents - qui
pourraient être vous - se voient accablés par certains services sociaux dans le
cadre de mesures qui prétendent constituer une "assistance éducative". Ils vont
être dépeints par ces services dits sociaux comme des parents indignes, aux
comportements inadaptés, et ils vont être culpabilisés, rendus à chaque fois
responsables du mal être de leurs enfants. S'ils contestent les décisions des
services sociaux ou les décisions judiciaires, cela sera très souvent
interprété comme un crime de lèse-services sociaux, et on dira des parents,
avec une motivation qui relève du copier coller d'un dossier à l'autre "qu'ils
ne cherchent que l'affirmation systématique de leurs droits parentaux en dehors
de toute véritable prise en compte de l'intérêt de leurs enfants, qui souffrent
manifestement du positionnement inadéquat de leurs parents qui s'inscrivent
dans la toute puissance et entretiennent un conflit permanent avec le service
gardien et les membres de leur propre famille au plus grand préjudice de
l'enfant".
Il faut comprendre que ces parents, demain ce pourrait être vous, car ça
n'arrive pas qu'aux autres. Vous aussi vous pourriez sur simple dénonciation de
votre voisin ou de l'école par exemple, ou suite à un accident subi par votre
enfant, être objet d'une enquête des services sociaux (les AEMO), et si vous
admettez difficilement l'intrusion de ces personnes dans votre vie et que la
visite se passe mal, cela pourrait être interprété comme un refus de participer
au "travail éducatif", et vous pourriez très vite être décrits à partir
d'affirmations stéréotypées et péremptoires comme celles reprises ci-dessus,
transformant la réalité, accentuant le moindre de vos défauts pour en faire des
tares incurables, pour au final faire de vous le portrait de parents indignes
et nocifs pour leurs enfants.
On vous demandera vite de vous remettre en cause (comprendre s'humilier et
accepter tous les diktats que les institutions vous imposeront) afin d'espérer
un jour voir cesser le placement de vos enfants.
Bien sur, il n'y a pas de généralités, de nombreux services sociaux font un
excellent travail dans des conditions parfois très difficiles avec peu de
moyens, et dans certains cas le placement d'un enfant peut être nécessaire et
même vital. Mais de l'aveu même de Pierre Naves, Inspecteur Général des
affaires sociales, chargé d'évaluer l'ASE au Ministère de la famille, 50% des
placements auraient pu être évités en trouvant des solutions alternatives, sur
136000 enfants placés. Donc 68000 placements auraient pu être évités (VIDEO
PIERRE NAVES ICI)
Ce billet est donc dédié à vous tous, parents, grands parents, pères, mères,
qui avez été trainés dans la boue par certains de ces services et ces
institutions. Vous pourrez lire dans la suite comment une maman qui est en
réalité un ange de douceur et de tendresse, que tous les enfants qu'elle côtoie
adorent, qui élève quotidiennement avec amour 3 autres enfants en bas age, est
dépeinte en mère tyrannique, indigne et toute puissante dans une décision dite
d'assistance éducative. La façon dont elle est décrite est un exemple de
mauvais roman que certains services sociaux déviants ou incompétents rédigent
et qui a pour effet de détruire socialement et psychologiquement le parent
visé, ici cette mère, en allant jusqu'à la rabaisser et la discriminer en
raison de son handicap. Et ces allégations diffamatoires et mensongères seront
reprises dans les décisions de justice successives, qui seront constamment
utilisées pour à chaque fois, à chaque nouvelle audience, discréditer les
parents visés et les placer en position d'infériorité.
Encore une fois, sans généraliser, on peut cependant constater que lorsque les
services sociaux sont déviants ou incompétents, les conséquences de leurs
agissements sont d'une extrême gravité et conduisent à des drames humains,
aussi bien pour les parents que pour les enfants.