
Ce titre énigmatique soulève une lourde problématique: très souvent, les
JAFs (ou les Juges des enfants en matière d'assistance éducative) recourent,
soit spontanément, soit à la demande des parents, à des enquêteurs sociaux ou
même à des experts psy pour en théorie éclairer leurs décisions relatives à la
fixation de la résidence des enfants suite à un divorce ou une séparation. Il
faut savoir que même si elles sont demandées à l'initiative d'un parent, ces
mesures seront presque toujours applicables aux deux parents, et à tous les
enfants. Et en pratique, de nombreuses dérives ont été constatées lors de ces
enquêtes ou expertises, aussi bien en raison des conclusions "surprenantes" qui
peuvent en ressortir, que par leur cout très important qui est souvent mis à la
charge des parents. Alors, concrètement, que faire ?
Mises à jour (juin 2009, février 2010, juillet 2010, juin 2012) pour:
- évoquer le caractère totalement aléatoire des expertises psychologiques ou
psychiatriques, en prenant comme exemple l'affaire "Courjault" qui montre les
contradictions des experts, qui sont censés éclairer la justice,
- analyser le refus par Mme Liliane Bettencourt de se soumettre à une
expertise psychiatrique ordonnée par un Procureur de la République dans le
cadre d'une enquête mettant en doute ses facultés mentales. Ce refus de Mme
Bettencourt est motivé par le fait qu'elle avait déjà consulté un
neuropsychiatre qui avait établi un certificat de bonne santé mentale. On ne
peut que soutenir et s'inspirer de la démarche de Mme Bettencourt, comme cela
est analysé en fin de ce billet
- insérer les propositions du Médiateur de la République en vue de réformer
les expertises médicales judiciaires et les recommandations de la Cour de
cassation sur les bonnes pratiques juridictionnelles en matière d'expertise
judiciaire civile. Il s'agit de deux documents très intéressants à
lire,
- l'affaire récente (mai 2012) de la fausse psychologue de Bordeaux, jugée à
Toulouse, et
qui a commis plus de 400 enquêtes au détriment des familles, montre aussi
que les juges qui avaient été les prescripteurs de ces enquêtes, n'ont pas été
en mesure de discerner que ces enquêtes avaient été menées par une personne
sans réelle qualification. Plus de 400 décisions de justice familiale, ont donc
été rendues sur la base des rapports d'enquête et élucubrations d'une personne
sans qualification...