Ce billet reprend le témoignage d'un parent diabétique qui avait été interdit d'héberger son enfant, en raison d'une décision d'un JAF du 17 mars 2008, qui avait été rendue sans que le juge n'ordonne une expertise médicale pourtant sollicitée. Fort heureusement, la Cour d'appel de Poitiers a pris l'avis d'experts et de médecins et a mis fin à cette discrimination par un arrêt du 7 octobre 2009.
Au sujet de cette affaire, le psychiatre Serge Hefez - dont l'analyse est reproduite en fin de billet - pose la question de savoir si la discrimination liée à la maladie était seule en cause. La lecture du témoignage et de l'arrêt - joint en fin de billet, anonymisé - rendu par la Cour d'appel de Poitiers permettra à chacun de se forger son opinion.
Voici donc le témoignage de ce parent, qui a été privé de toutes relations avec son enfant pendant toute la durée de la procédure d'appel, à savoir 18 mois. Le récit de son histoire trouve un dénouement heureux en raison de la sagesse des magistrats de la Cour d'appel de Poitiers, mais le débat reste ouvert sur les conséquences très néfastes de certaines décisions prises bien légèrement, qui privent des enfants de leurs parents pendant de très longs mois sans fondement. Qui rendra à cet enfant les presque deux années de sa vie pendant lesquelles il n'aura pratiquement plus eu de relations avec son père ?

