Fleur: Récusation de deux juges et plainte contre le service de placement, par une mère privée de sa fille.
Par Ken le vendredi 15 avril 2011, - Assistance Educative - Lien permanent
Une maman qui porte un très joli prénom, peu commun, Fleur, qui présageait peut être d'une vie elle même hors du commun. Cette maman dénonce depuis plusieurs années le placement abusif de sa fille et les pratiques institutionnelles déviantes du service en charge du placement, elle a été amenée à récuser deux juges en moins d'un mois, et à déposer une plainte pénale contre un des juges et contre le service de placement qui ne respectait même pas la décision de justice prévoyant un droit d'hébergement. En représailles, un véritable acharnement judiciaire initié par le service gardien, a été déployé contre elle pour lui interdire de voir sa fille. Cette mère se verra même, sur instruction du Président de la juridiction, interdit d'entrer dans le Tribunal et ainsi empêchée de déposer elle même l'acte de récusation du second juge, fait que peuvent attester le représentant associatif qui l'accompagnait et un journaliste de France3.
En raison d'une plainte pénale déposée contre le juge des enfants connaissant le dossier, et pour plusieurs motifs soulevant l'absence d'impartialité de ce juge qui validait constamment les préconisations du service de placement sans écouter les arguments de la mère, et sans même chercher à faire exécuter sa décision octroyant des droits d'hébergement, une demande de récusation de ce juge a été déposée le 15 mars 2010.
Mais le service gardien n'acceptant pas que la mère ait osé mettre à jour ses pratiques déviantes, a fait pression pour obtenir qu'un second juge des enfants soit nommé dans l'urgence. Ce juge qui ne connaissait rien du dossier, fut nommé le 18 mars et sans convoquer la maman pour entendre ses explications, ce qui est pourtant une règle fondamentale en justice, ce magistrat décidait dès le lendemain matin à 9h43 (donc sans prendre le temps d'analyser sereinement la situation) de suivre servilement les demandes punitives du service gardien, et supprimait presque tous contacts entre la mère et sa fille pour les deux ans à venir.
La mère a demandé la récusation de ce second juge qui pensait pouvoir masquer la violation très grave du contradictoire de sa décision, en convoquant postérieurement une audience où il aurait été inutile de débattre puisque la mère était déjà devant le fait accompli de cette décision détruisant les liens mère-enfant jusqu'en octobre 2011. Le comble de l'horreur est atteint lorsque l'on sait que ce juge, dont on se demande s'il comprend bien la portée de ses décisions, traite la mère comme la pire des criminelles d'enfants en ne lui accordant la possibilité de voir sa fille qu'à partir du mois de juin 2010, une fois par mois, pour une heure maximum, dans un lieu médiatisé et sous le contrôle absolu du service gardien contre lequel la mère a porté plainte!
Concernant le placement de l'enfant, la Cour d'appel est saisie pour le faire annuler, et tiendra une audience le 2 juillet 2010. Précisons bien que le seul réel "tort" de cette maman est d'avoir ouvertement contesté le placement de sa fille, et mis en cause les pratiques du service de placement.
Dans le dossier, deux expertises démontrent qu'elle n'est ni violente, ni maltraitante, ni alcoolique, ni toxicomane: elle ne présente aucune dangerosité pour autrui, n'a aucune nécessité de soins ou de suivi, et les experts rappellent simplement qu'elle devra être aidée pour rétablir les liens avec sa fille... Au lieu de cela, elle subit un acharnement pour qu'elle se taise et ne conteste pas le placement. Mais comme elle a refusé de se soumettre aux exigences du service gardien, en représailles tout est fait pour détruire le lien avec son enfant, l'humilier et la pousser à disparaitre de la vie de sa fille.
Même la parole de l'enfant est manipulée par le service gardien pour tenter de donner une justification à ce placement ignoble et abusif (voir légende des photos).
Un récit complet du parcours de cette maman et de sa fille, se trouve sur le site du journal "Le Post": cliquer ICI...


