Pour soutenir la proposition de loi visant à protéger le droit de l'enfant à ses deux parents, par la Résidence Alternée paritaire...
Par Ken le dimanche 15 février 2009, - Résidence Alternée - Lien permanent
Une initiative récente et importante pour la coparentalité
effective est à signaler: il s'agit de la proposition de loi des députés
Richard
MALLIE et Jean-Pierre
DECOOL, visant, par une préférence pour la résidence alternée paritaire, à
protéger le droit de l'enfant à ses deux parents et à ses deux lignées
familiales. Cette proposition de loi qui est dans la lignée de la question du
député Maxime
GREMETZ - reprise
dans ce billet - au sujet de la coparentalité, peut être soutenue de
plusieurs façons:
- en sollicitant les élus et notamment le député de votre
circonscription, en prenant rendez-vous avec lui et en lui expliquant que vous
soutenez la proposition de loi en faveur de la résidence
alternée,
- en signant
une pétition en faveur de la résidence alternée: pour la lire et la signer,
CLIQUEZ ICI.
Il est important d'exprimer son opinion sur le sujet, car actuellement en cas de séparation un des deux parents n'occupera, du fait de la pratique des juridictions, qu'une place résiduelle et subalterne dans la vie des enfants ... Car contrairement à ce que l'on croit, la résidence alternée, bien que prévue dans la loi depuis 2002, n'est que très rarement mise en place et de ce fait la pratique coutumière des juridictions françaises fera que dans 90% des cas un des parents ne verra plus son enfant que 4 jours par mois (c'est le classique et minimaliste "un week end sur deux") ...
Il est donc important de soutenir la proposition de loi et de signer la pétition en faveur de la résidence alternée:
1) la pétition provient de l'initiative d'un père qui s'est toujours occupé de ses enfants et qui a découvert, à l'occasion de sa séparation, que la justice française l'ignorait et le cantonnait à un rôle subalterne.
Pour lire la pétition en faveur de la résidence alternée, et la signer, CLIQUEZ
ICI.
Et comme le mentionne l'auteur de la pétition, ne vous contentez pas de signer, faites connaitre cette pétition à tout votre entourage, diffusez le lien à tous vos contacts mails.
2) Vous pouvez facilement faire parvenir un mail aux députés ou sénateurs de votre circonscription en allant sur ce site:
http://ariane.olympe-network.com/Le-Fil-d-Ariane.php.html
3) la proposition de loi des députés Richard MALLIE et Jean-Pierre DECOOL, que vous pouvez soutenir en contactant le député de votre circonscription pour le sensibiliser à cette question:
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
Proposition soumise à l'enregistrement à la Présidence de l'Assemblée
nationale
PROPOSITION DE LOI
visant, par une préférence pour la résidence alternée paritaire, à
protéger le
droit de l'enfant à ses deux parents et à ses deux lignées
familiales
PRÉSENTÉE par MM. Jean-Pierre DECOOL, Richard MALLIÉ.
Députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
La loi du 4 mars 2002 a ouvert la voie de la résidence en alternance pour les
enfants de parents divorcés ou séparés. Le législateur, ainsi que la grande
majorité des pédopsychiatres et des spécialistes, ont souligné la présence
nécessaire des parents au quotidien, afin de préserver l'équilibre de l'enfant,
principe qui est d'ailleurs énoncé dans l'article 9 de la Convention
internationale des droits de l'enfant.
Or, on constate après plusieurs années d'application de la loi, une dérive
préjudiciable aux droits de l'enfant. Une véritable prime est trop souvent
donnée au parent le plus agressif. En effet, et d'une façon générale, le parent
qui s'oppose à cette solution paritaire obtient gain de cause.
Le parent demandeur, soucieux de respecter les liens de l'enfant avec l'autre
parent, se retrouve dans une situation impossible, seul, coupé de son
enfant.
Une étude récente (résidence des enfants de parents séparés, Études et
Statistiques Justice 23, février 2004) montre qu'en cas de désaccord le juge
rejette la modalité de l'alternance paritaire dans 75 % des décisions
définitives et deux fois sur trois pour les décisions provisoires.
La posture de conflit est non conforme à l'intérêt de l'enfant, et à
l'apaisement des conflits entre les parents. Le législateur se doit d'être
dissuasif à l'égard du parent qui prend le risque de rendre son enfant
serai-orphelin, otage d'un conflit dont il est innocent. Cette dissuasion est
d'autant plus nécessaire que la prolongation des conflits familiaux a de
coûteuses conséquences nuisibles sur le comportement de l'enfant, voire sur
l'équilibre des parents, avec des coûts importants en termes de santé publique,
délinquance et défaillances scolaires ou professionnelles.
Le respect de l'enfant justifie la dédramatisation de ces moments difficiles et
il suffit de dire que la résidence en alternance paritaire est préférable dès
lors que l'un au moins des deux parents la demande sur la base de critères
matériel, géographique et moral.
La charge de la preuve est alors inversée et il appartient à celui qui souhaite
s'opposer à cette résidence paritaire de justifier sa position.
Aussi, si la résidence alternée paritaire était appliquée d'office, tout parent
qui s'éloignerait du lieu de
vie de l'enfant sans justifier de manière impérative de l'obligation d'un tel
déplacement serait seul responsable de l'impossibilité, au plus grand préjudice
de l'enfant, d'exercer la résidence alternée.
Ce serait donc au parent qui empêche ce mode de résidence d'en assumer les
conséquences.
Selon un sondage récent, seulement 15 à 17 % des pères demanderaient la garde
de leur enfant. Cette estimation ne reflète pas les aspirations des personnes
car, dans les divorces trop souvent conflictuels, ceux-ci sont tellement
dissuadés par leurs avocats que la résignation s'installe. Ce sondage est
corroboré par une étude (résidence en alternance des enfants de parents
séparés, Études et Statistiques Justice 23, février 2004) qui indique qu'une
demande de résidence en alternance est formée dans seulement une procédure sur
dix.
Dans les cas de désaccord entre parents sur le lieu de résidence de l'enfant,
le juge peut faire preuve d'un certain arbitraire : comme dans certaines
affaires où l'un des parents se trouve sanctionné alors que l'autre a décidé de
partir à des centaines de kilomètres, restant alors un certain nombre de mois
sans voir ses enfants.
Ne faudrait-il pas, lorsque l'un des parents s'éloigne de la résidence
originelle de la famille, que les frais de déplacement soient à la charge de
celui qui en prend la décision ? Il doit donc l'assumer, évidemment en fonction
des ressources de chacun.
Le dispositif ci-joint que nous vous demandons d'adopter est à même de rendre
plus effective la résidence alternée dans l'esprit de la loi du 4 mars
2002.
PROPOSITION DE LOI
Article 1
A l'article 373-2-9 du code civil, est ajouté un alinéa 2, ainsi libellé
:
« En cas de désaccord entre les parents, le juge entend le parent qui n'est
pas favorable au mode de résidence de l'enfant en alternance au domicile de
chacun de ses parents, exposant les motifs de son désaccord au regard de
l'intérêt de l'enfant. La préférence est donnée à la résidence en alternance
paritaire. La décision de rejet de ce mode de résidence doit être dûment
exposée et motivée par des circonstances exceptionnelles.».
Article 2
Dans la dernière phrase du dernier alinéa de l'article 373-2 du même code,
après le mot « déplacement » sont insérés les mots suivants : « en fonction des
motifs qui ont provoqué le changement de résidence de l'un des parents et de
ressources de chacun des parents. ».
L'article 373-2 est complété par l'alinéa suivant : « En cas de déplacement
durable de l'un des parents, la préférence est donnée par le juge aux intérêts
et maintien des repères de l'enfant, sauf circonstances exceptionnelles.
».