Les principes de base en cas de séparation, et pour avoir une chance d'obtenir la Résidence Alternée sont:





1) NE JAMAIS DENIGRER L'AUTRE PARENT (et ce conseil est fondamental)

a) le JAF n'est pas là pour compter les points entre parents séparés:

D'une part, il faut bien comprendre que le JAF n'est pas là pour vous permettre de régler vos comptes d'adultes, ni pour donner raison à l'un des parents plutôt qu'à l'autre en ce qui concerne les motifs de la séparation. Exception: dans le cas d'un divorce demandé "pour faute", des griefs très précis et étayés peuvent être soulevés pour démontrer la faute de votre ex, puisque c'est l'objet même de ce divorce. Mais même dans ce cas, dès que la discussion quittera les motifs du divorce pour revenir sur la résidence des enfants, il faut bien comprendre qu'il sera toujours mal vu de prétendre qu'un mauvais époux serait un mauvais parent, et c'est en fonction de l'intérêt de l'enfant que le JAF statuera. Exemple: un JAF peut tout à fait confier la résidence des enfants à un mari volage qui a trompé sa femme, s'il estime que l'intérêt des enfants est d'être avec leur père plutôt qu'avec leur mère. Et l'inverse est tout aussi possible.  

Le critère principal de décision pour un JAF en matière financière pour fixer la prestation compensatoire destinée à l'ex époux suite à un divorce, c'est la prise en compte des disparités que le divorce va engendrer (la notion de faute n'est plus prise en compte de nos jours pour apprécier la prestation compensatoire en cas de divorce, les fautes graves commises pendant le mariage étant réparées par l'octroi de dommages-intérêts et non pas par une "majoration" de la prestation compensatoire).

Il faut donc bien comprendre que pour déterminer la résidence des enfants, que ce soit dans le cadre d'un divorce de personnes mariées, ou dans le cas de concubins (donc non mariés) qui se séparent, c'est uniquement l'intérêt de l'enfant que le JAF va prendre en compte.

Donc lorsque le JAF statue sur la résidence des enfants, les querelles entre parents, les insultes, les manigances pour faire passer un parent pour "mauvais parent", c'est typiquement le type de comportements qui indisposent les JAFs car cela montre que les parents sont incapables de faire le moindre effort pour s'entendre dans l'intérêt de leur enfant.

 

b) Si un parent a monté un dossier très accusateur (fausses accusations) et vous calomnie:

Lorsqu'un des parents adopte un comportement accusateur ou cherche à créer le conflit contre son ex à l'audience devant le JAF, la meilleure réponse est de réfuter brièvement les accusations, de faire remarquer au JAF qu'il s'agit là de calomnies et de propos diffamatoires, et surtout il ne faut pas se laisser entrainer dans une escalade de griefs.

Recentrez très vite le débat sur l'intérêt de vos enfants, l'audience passe très vite et il serait regrettable que le JAF garde une image uniquement conflictuelle des parents. Le JAF saura faire le tri entre un parent conflictuel, et un parent qui cherche l'apaisement. Et si bien que vous ayez gardé votre calme face à un ex qui vous accuse de tous les maux, la décision ne vous est pas favorable, soyez surs que cela aurait été pire si vous étiez rentré dans le conflit.

 

c) Une inégalité lors de l'audience à laquelle il faut se préparer:

Si un père dénigre une mère, il passera pour un homme conflictuel qui n'a pas su dépasser le conflit parental. De plus, dénigrer une mère, même si elle a fait les pires manigances, cela est toujours TRÈS mal perçu par un JAF. Par contre, et de façon assez étonnante, une mère qui dira du père que c'est la pire des ordures, que c'est un homme pervers ou violent, et autres amabilités de ce genre, même sans aucune preuve réelle, sera étrangement plutôt "écoutée" et il faut se préparer à ces subtilités du merveilleux monde de JAFLand.

Et inutile de crier à l'injustice, ça ne changera rien à ces données de base.

 

 


2) SE MONTRER NON CONFLICTUEL ET SOUCIEUX DU SEUL INTERET DES ENFANTS :

Pour demander une RA, il faut réellement adopter une attitude qui vous place en dehors du conflit parental, et surtout montrer que l’on ne s'intéresse qu'à l'intérêt des enfants.
L'esprit c'est: "MON EX s'inscrit dans un conflit parental qui n'est pas le mien, même si je le subis. Ma préoccupation c'est l'intérêt de mes enfants, qui passe nécessairement par une relation stable et équilibrée auprès de ses DEUX parents. Et contrairement à MON EX, je m'inscris dans une démarche constructive et non conflictuelle, afin d'apporter aux enfants l'équilibre qu'ils doivent trouver auprès de leurs parents".
Et ce n'est pas du pipeau: si on veut réellement que les enfants grandissent sereinement, on DOIT garder une image positive de leur deux parents, même si de son côté votre ex fait plein de coups tordus. Dites vous que les enfants vous remercieront plus tard de les avoir préservés du conflit.

 

 

3) LES CONDITIONS A REUNIR POUR UNE RA:

Pour mettre tous les atouts en vue de la RA:
déjà demander au JAF, s'il est incertain, au moins une période d'essai de 6 mois (mais il n'est pas obligé de l'accorder, même pour un essai).
Se montrer CONCRET, bien argumenter de façon simple et concise, montrer que les enfants ne seront pas "trimballés ni coupés en deux", mais qu'au contraire vous avez tout prévu pour que tout se passe sans histoires ni problèmes

Bien insister sur le fait que
- vos domiciles sont proches
- votre disponibilité (attestation employeur travail mi temps par exemple),
- vous vous êtes toujours bien occupé des enfants,
- préparez un calendrier prévisionnel (sur 6 mois ou un an) que vous remettrez au JAF avec les périodes de résidence une semaine chez l'un, une semaine chez l'autre, pour que le JAF se dise que tout est bien prévu, clairement. On peut même préparer un planning sur un calendrier pour que le Juge voit que votre organisation concrète est bien préparée
- montrer par des témoignages que les enfants sont heureux avec vous (mais pas de témoignages contre votre ex, je le rappelle),
- rappeler que vous avez refait paisiblement votre vie et que les enfants sont heureux de retrouver un nouveau foyer avec (éventuellement) leurs jeunes petits frères ou sœurs
- rappeler que votre discours n'est pas négatif envers votre ex et que donc de votre côté vous respectez l'autre parent

 

4) SE PREPARER A ENTENDRE ET REPONDRE A CE GENRE DE PONCIFS: 


Les conneries que l’on entend sont connues, mais on doit se préparer à répondre:
- de toute façon, je n'accorde pas de RA avant 6 ans sinon c'est très nocif pour les enfants ( entendu d'un JAF )
- vous demandez une RA pour ne pas payer de pension
- les enfants seront perturbés par ces allées et venues
- le deuxième est trop petit pour une RA et on ne peut séparer une fratrie
- les enfants sont fatigués avec toi, tu t'en occupes mal
- les domiciles sont trop éloignés
- il faut une enquête médico sociale / une expertise médico psy pour statuer car il y a conflit
...

 Une petite liste de questions réponses sur la résidence alternée est jointe en fin de billet, pour vous aider à répondre à ces poncifs.

 

5) SI VOTRE EX VOUS DIFFAME LORS DE L'AUDIENCE OU DANS SES CONCLUSIONS ECRITES:

demander ceci au Juge de l’audience, ou insérez ce type de mention dans vos conclusions, EN EXPLIQUANT POURQUOI VOUS ESTIMEZ QU'ON VOUS DIFFAME OU CALOMNIE:
« Au vu des propos calomnieux et diffamatoires qui viennent d’être prononcés,
...sanctionner en application de l'art 41 al 4 de la loi du 29 juillet 1881, et de l'article 24 du Code de procédure civile, ces propos calomnieux et diffamatoires qui visent à me dénigrer personnellement et gratuitement, et prononcer en application de ces textes, la condamnation de l'auteur  de ces propos au versement de XXX € de dommages intérêts; et ordonner la suppression des écritures calomnieuses ».

Il n'est pas sur du tout que le JAF veuille accéder à votre demande, sauf propos très injurieux portés contre vous, mais au moins vous aurez « marqué le coup ».

 

6) EXPLICATIONS ET CONSEILS POUR L'AUDIENCE DEVANT LE JAF:


Celui qui a saisi le juge est le "demandeur" et en général il parlera en premier à l'audience.
Il faut savoir que les audiences passent très vite (de 20 à 30 minutes grand maximum), et on a assez peu la parole (surtout si vous avez un avocat car le juge considère que l'avocat parle pour vous).

Pour parler, demandez la parole et ne coupez pas votre adversaire quand il parle. Le principe est que celui qui a demandé l'audience parle en premier, il dit tout ce qu'il a à dire, puis vient le tour de l'autre. Et c'est fini ou presque: vous pourrez redemander la parole que la JAF vous donnera s'il le veut bien (et attention à ne pas reprendre la parole pour rentrer dans des querelles, réfutez en quelques mots les âneries que votre ex ou son avocat auront sorties, et recentrez de suite sur l'intérêt de vos enfants).

Restez toujours clair et simple, parlez de vos enfants. Préparez avant l'audience, quelques points essentiels que vous reprendrez devant le juge, en sachant que vous n'aurez la parole que 2 ou 3 minutes (sauf si vous n'avez pas d'avocat, là vous "plaidez" vous même tout le long, mais attention à être bien préparé auparavant et à ne jamais perdre votre calme, même lorsque vous entendrez des énormités, destinées justement à vous faire perdre vos nerfs...).

SURTOUT ne vous laissez pas entrainer par les insinuations et les petits détails que va vous lancer votre ex ou son avocat .
Restez et recentrez toujours sur le plus important: l'intérêt de vos enfants.Et n'oubliez jamais le principe n°1: ne dénigrez pas votre ex (ce qui n'empêche pas de réfuter ses attaques, mais en quelques mots).


Voici donc les bases pour préparer un dossier solide : ce n'est pas gagné d'avance, mais ce n'est pas impossible.

Et dès maintenant, préparez une stratégie sur le long terme: si vous n'obtenez pas satisfaction et que la décision parait mal motivée, faites appel et surtout envisagez le pourvoi en cassation. Au niveau de la Cour de cassation, vous obtiendrez gain de cause s'il y a des textes qui n'ont pas été appliqués, ou si la motivation de l'arrêt de Cour d'appel est incomplète car ne répondant pas à toutes vos demandes et arguments. Et ne mettez pas tous vos espoirs dans le JAF ou la Cour d'appel, car là chaque JAF a une conception bien particulière de "l'intérêt de l'enfant" (et à 85 % monoparentale et matriarcale).

Et attention si un avocat tente d’entraîner le dossier vers le conflit, ce serait la pire des choses ... Surtout ne pas rentrer dans le conflit. Se montrer au dessus.

Enfin, quand on n’est pas marié (ou une fois divorcé), la loi n'oblige pas d'avoir un avocat et pour dire à un JAF qu'un enfant a besoin de ses deux parents, il n'y a pas nécessairement besoin d'intermédiaires.

 

 

 

7/ Questions Réponses sur la Résidence alternée:


Voici quelques arguments bien réalisés tirés des sites:   http://blb12.free.fr/rap.html#enfants   et http://www.residence-alternee.com/cadre%20questions%20pour%20contre.htm



Depuis le 4 mars 2002, la résidence alternée est légale. Vous pouvez donc faire une demande de modification des mesures concernant vos enfants pour les faire bénéficier d'une résidence alternée. Une telle demande n'impose pas de prendre un avocat, et peut être faite par simple envoi de votre requête motivée au tribunal de grande instance du domicile de résidence habituelle actuelle de l'enfant.
La résidence alternée, ou résidence paritaire suscite encore un certain nombre d'interrogations. Préjugés, réflexes conservateurs, idées toutes faites , et généralement mal faites, argumentation psychologisante, il ne manque pas de questions sincères ou orientées sur cette résidence alternée paritaire.


La Résidence alternée : une idée nouvelle ?
Question Réponse
La Résidence alterné est-elle une nouveauté ?
NON !
Toute décision de justice accordant une résidence principale et un droit de visite à l'autre parent instaure une résidence alternée !...
... Mais pas paritaire.
A titre d'exemple, pour une résidence classique 1-3-5 avec répartition des vacances par moitié, on arrive à :
- 28% du temps passé chez le parent non gardien
- 28% des repas pris chez ce dernier.
La Résidence alterné Paritaire est-elle une nouveauté ?
NON !
C'est sa légalisation qui est nouvelle.
Le partage du temps de l'enfant entre ses deux parents était déjà appliqué par bien des parents soucieux du bien-être de leurs enfants.
Et parfois, il faut bien le dire, en cachette du juge qui le leur interdisait au nom de la loi !

 
 
A propos des enfants
Question Réponse
Un enfant ne peut tout de même pas dormir dans un lit différent chaque semaine ;
il a besoin de repères.
Le grand classique de la psy de comptoir !
Qu'un enfant ait un lit à la maison et un à la crèche, ou à la maternelle, un la nuit, un le midi, pas de problème.
Qu'un enfant ait un lit à la maison et un chez papi Mamie le week-end, pas de problème.
Qu'un enfant ait un lit à la maison et un en colo, pas de problème.
Mais un lit chez Papa et un chez Maman, tout de même, c'est déstabilisant, non ?
Pour la réponse, cherchez l'erreur !



A propos des parents
Question Réponse
La R.A.P ne peut être envisagée que si les parents sont d'accord. FAUX :
- Au contraire, en cas de conflit sérieux entre les parents, il y a toutes les chances pour que l'enfant devienne l'enjeu du conflit qui se cristallise autour de l'obtention de sa "garde", entraînant touts les coups bas que l'on sait (accusations mensongères, procédures interminables ou à répétition, enquêtes diverses...)
- La mise en place dès la séparation ou le divorce d'une R.A.P supprime l'enjeu de la "garde", contribuant ainsi à pacifier l'aspect résidence de l'enfant, qui en est principal élément de conflit. (celui qui entraîne le plus de contestations et de demande de révisions de décisions de justice)
- Une décision du JAF de Pontoise: TGI Pontoise, 28 février 2008 RG 06/07776 montre qu'une RA peut être mise en place malgré le très important conflit entretenu par l'ex conjoint,  Extrait du jugement:
"Si la garde alternée suppose une entente entre parents, il n’en demeure pas moins que de refuser ce mode de garde au seul motif de l’existence d’un conflit conjugal peut avoir également pour effet d’inciter le parent réfractaire à alimenter ce conflit afin de faire échec à la mise en place d’une garde alternée.
Dès lors que les conditions matérielles et affectives sont réunies, la garde alternée peut également inciter les parents à s’entendre dans l’intérêt de leur enfant et de leur faire prendre conscience de la nécessité de reconnaître la place de l’autre auprès de l’enfant."
La médiation familiale est un bon moyen d'aboutir à une R.A.P. OUI et NON.
OUI si les parents sont de bonne volonté, et cherchent en médiation à trouver un arrangement sincère.
NON, si le parent "gardien" s'accroche à son pseudo privilège de résidence habituelle. Une médiation n'a de bonnes chances d'aboutir que si les deux opposants sont sur un pied d'égalité. Si la discussion s'établit sur une base inégalitaire, la négociation devient impossible car il suffit au parent le plus agressif de faire capoter la médiation pour conserver ses "privilèges" (au mépris de l'intérêt de l'enfant, naturellement).
La R.A.P ne peut se pratiquer que si les parents habitent à proximité, car l'enfant ne peut pas changer d'école tous les 15 jours ! FAUX :
Dès que les résidences des parents ne permettraient pas à l'enfant de fréquenter une seule école, l'alternance doit se faire sur une durée multiple de l'année scolaire : on peut très bien mettre en place une alternance de 1 (ou 2) an(s) chez Papa / 1 (ou 2) an(s) chez Maman.
Cette question intéresse principalement le parent dont l'enfant a été "déménagé" par l'autre parent, et à qui on oppose la distance comme argument .
La R.A.P. va dans le sens du droit des femmes à la parité au plan professionnel. VRAI.
Pour les mères qui passent de la "garde classique" à l'alternance, la R.A.P. libère du temps pour qu'elles puissent s'investir dans le domaine professionnel.
A contrario, les pères qui n'avaient les enfants que les 1-3-5, et donc tout loisir de s'investir professionnellement, connaitront avec la R.A.P. les mêmes contraintes que leur ex.
L'égalité homme / femme sur le plan professionnel passe donc par la R.A.P..
La R.A.P est plus épanouissante qu'une "résidence habituelle" pour le parent "gardien". VRAI
Bien des parents "gardiens" en situation de foyer monoparental se plaignent d'être débordés, de n'avoir pas un instant à eux, d'assumer seuls les charges financière, morale, affective et éducative de l'enfant. Dans la R.A.P., les parents partagent toutes les charges relatives à l'enfant à égalité
A chacun son temps de présence auprès de l'enfant, mais aussi son temps disponible pour soi, et pourquoi pas refaire sa vie.


 
 

A propos des questions matérielles

Question Réponse
La R.A.P ne pose pas plus de problèmes d'organisation matérielle qu'une résidence habituelle chez l'un des parents. VRAI :
Même dans une résidence avec hébergement principal, les deux parents doivent disposer de tout ce qu'il faut pour accueillir l'enfant ; l'un à titre principal et l'autre au titre du droit de visite et d'hébergement, mais chacun doit disposer d'une chambre, d'une armoire, de vêtements ....
Rappelons tout simplement qu'une résidence dite classique est de toute manière une résidence alternée, mais pas paritaire.
La R.A.P. impose aux enfants de transporter des cartables énormes à chaque changement de domicile pour pouvoir faire leurs devoirs à la maison. FAUX
- pour l'école élémentaire, il est interdit de donner des devoirs à la maison. Il suffit de rappeler cette règle aux professeurs et aux directeurs d'école.
- pour les autres classes, nous sommes à l'époque du cartable électronique et de la communication par internet, l'époque des cartables énormes est en passe de se terminer...
Vous demandez la résidence alternée pour ne pas payer de pension alimentaire FAUX : une Pension alimentaire peut être versée même en cas de résidence alternée, de nombreuses décisions de JAFs le démontrent.






Un autre argumentaire tiré du site:
http://www.residence-alternee.com/cadre%20questions%20pour%20contre.htm



Pour la résidence alternée ou pour la résidence monoparentale ?
Vrais ou faux, rationnels ou idéologiques, scandaleux ou raisonnables, cette page résume les principaux arguments entendus en faveur d'un mode de garde ou l'autre.
Les tenants de la résidence monoparentale défendent en fait, la plupart du temps, la résidence chez la mère. 

 

Arguments relatifs à l'enfant

  Pour la résidence alternée   Pour la résidence monoparentale

L’enfant est attaché dés les premiers mois à son père et à sa mère. Tout en différenciant parfaitement ses deux parents, il éprouve des sentiments similaires de sécurité en présence de papa ou en présence de maman et d’angoisse à la séparation. Cela n’est scientifiquement plus discutable.
Selon les psys des années 1960, l’enfant – surtout petit – est exclusivement attaché à sa mère ou, du moins, bien plus attaché à sa mère qu’à son père. Ce dernier ne doit pas séparer la mère et l’enfant. Cela perturberait la mère et l'enfant.
       

Dans la vie réelle, les enfants ne sont pas perturbés par un double domicile. D’ailleurs, on ne se pose pas la question pour les enfants qui alternent entre parents et grands-parents ou entre parents et assistante maternelle. L’enfant est perturbé par la séparation d’avec son papa ou sa maman. Son équilibre psychique est mieux préservé en résidence alternée.
Des psychiatres disent que l’enfant est perturbé par l’absence de repère géographique fixe. L’alternance entre deux chambres et deux domiciles le rend instable.
       

L’enfant en résidence alternée trouve un meilleur équilibre éducatif en bénéficiant de ses deux parents. De plus, chacun d'eux est, pendant sa période de résidence bien plus disponible et plus attentif pour son enfant, ayant réglé ses autres activités pendant le temps de non-résidence.
L’éducation de l’enfant ne peut être fait que par une seule personne. Si les deux parents ont des options différentes, l’enfant en résidence alternée suit deux éducations distinctes.
       

La résidence alternée est, pour l’enfant d'un couple séparé, ce qui se rapproche le plus possible de sa famille unie. Il est cruel et inutile de détruire ses liens affectifs avec son papa ou avec sa maman.
La résidence monoparentale oblige l’enfant à faire le deuil de son ancienne famille unie. Il faut qu’il s’habitue à sa nouvelle vie avec un seul de ses deux parents et renonce définitivement à sa famille unie.
       

Un enfant a, dés le plus jeune âge, besoin de la présence de son père et de sa mère. Homme et Femme ne sont pas interchangeables mais complémentaires. La carence de l’un ou l'autre a des répercutions négatives sur son développement.
L'enfant, surtout en bas âge, est mieux auprès de sa mère Il a  principalement besoin de sa mère. Le rôle du père est secondaire.
       

En cas de conflit entre les parents, la résidence monoparentale transforme l’enfant en otage de l’un des protagonistes. Il est alors la première victime du conflit. A l’inverse, voir ses deux parents à égalité lui permet de ne pas prendre partie et de conserver des rapports parent-enfant indépendants du conflit père-mère.
En cas de conflit entre les parents, la résidence alternée place l’enfant au cœur du conflit. La résidence monoparentale permet de le mettre en dehors.
       

Le temps de transport entre deux domiciles est un inconvénient bien moindre que la perte d’un parent. Beaucoup d’enfants ruraux font plusieurs heures de transport scolaire. Pourquoi est-ce plus difficile entre ses deux domiciles qu’entre un domicile et l’école ?
Si les deux domiciles sont éloignés, on ne peut demander à l’enfant de passer son temps en transport.
       

L'enfant doit garder la même école. La résidence alternée doit s’organiser pour cela. Mais rien n’empêche d’alterner l’école par année si les deux domiciles sont éloignés. Pourquoi serait-ce plus perturbant que pour les enfants du voyage, que pour les enfants de militaires mutés tous les deux ans, que pour les enfants de parents professionnellement très mobiles ?
L'enfant doit garder la même école. La résidence alternée obligerait l’enfant à aller dans deux écoles.
       

On connaît – hélas – les effets destructeurs de la résidence monoparentale. Alors que la résidence alternée ne produit aucun effet négatif connu. Le principe de précaution veut que l’on privilégie la résidence alternée.
On ne connaît pas les effets de la résidence alternée. Il ne faut pas faire des expérimentations sur les enfants. Le principe de précaution veut que l’on s’en tienne à la classique résidence monoparentale.
       

L’enfant a besoin principalement de ses deux parents.
L’enfant a besoin principalement de sa mère.

 

Arguments relatifs aux parents

  Pour la résidence monoparentale   Pour la résidence alternée

Un homme est intrinsèquement incapable de s’occuper d’un jeune enfant. Une femme a un instinct et une compétence naturelle que n’aura jamais un homme. Le rapport mère-enfant est magique. C'est une question d'hormone. 
Hommes et Femmes sont tous deux compétents pour élever un enfant. Et ils sont tous deux nécessaires. En dehors de l’allaitement, aucune prédisposition de l’un ou l’autre sexe n’a jamais été scientifiquement établie.  L’attribution des rôles selon le sexe repose uniquement sur des conventions sociales dépassées.
       

Le rapport privilégié de la mère à son enfant est un droit naturel imprescriptible. Il ne faut pas séparer une femme de son enfant si elle ne s'y sent pas prête. C’est elle qui l’a porté et pas le père. Cela lui donne des droits sur son enfant. Les bébés doivent en réalité être "portés" par la mère deux, trois, quatre ans...
Les discriminations basées sur le sexe sont d’une autre époque. Sommes nous encore au moyen âge ?
L’enfant ne doit pas être sacrifié à la mère. L’intérêt de l’enfant qui est d’être élevé par ses deux parents doit prévaloir sur le désir d’exclusivité de la mère.
       

La résidence alternée est un prétexte pour supprimer la pension alimentaire versée à la femme. Elle réduit les ressources financières des femmes en les privant de pension, d'allocations familiales, de réduction d’impôt, de logement social, d'aide sociale.
Un enfant n'est pas une tirelire! L’équilibre de l’enfant ne doit pas être sacrifié aux intérêts matériels et financiers de la mère.  
       

La résidence alternée est difficile à gérer. Elle impose des contraintes matérielles et pratiques aux parents.
La résidence monoparentale et les droits de visite sont difficiles à gérer. Ils imposent au parent "non gardien" des contraintes matérielles et pratiques strictes. La résidence alternée permet de partager les contraintes comme les droits.

La résidence alternée dégage du temps et permet à chaque parent de s'épanouir à la fois dans sa profession et dans sa famille.

       

La résidence alternée oblige les parents à rester géographiquement proche. Elle réduit leur liberté de déménager.
La résidence monoparentale oblige le parent "non gardien" à rester proche de l’autre. Elle réduit sa liberté de déménager. Elle le rend géographiquement dépendant du bon vouloir de l’autre.
       

Si les parents ne s’entendent pas, la résidence alternée ne fonctionne pas. La résidence alternée ne doit pas être imposée à un parent qui n’en veut pas.
Si les parents ne s’entendent pas, la résidence monoparentale ne fonctionne pas. La résidence monoparentale et la privation partielle ou totale des droits parentaux ne doivent pas être imposées à un parent qui n’en veut pas.
       

La résidence alternée est perturbant pour la mère qui se sent dépossédée de ses prérogatives de mère. Une mère souffre plus qu'un père.
La résidence monoparentale est perturbant pour le parent "non gardien" qui se sent dépossédé de ses droits et devoirs de parent.
       

Socialement, il est inconvenant qu’une mère ne soit pas dévouée à ses enfants et il est inconvenant qu’un père délaisse ses activités professionnelles et sociales pour " torcher un môme ".
Il est archaïque d’attribuer des rôles sociaux rigides en fonction du sexe. Les femmes du XXIème siècle ont des activités professionnelles et sociales. Les hommes du XXIème siècle assument leurs responsabilités familiales et paternelles.
       

les femmes s'occupent davantage des enfants, avant ou après la séparation. Leur donner la résidence et les privilèges associés n'est pas une injustice mais la reconnaissance de leur rôle. Les hommes ne souhaitent pas s’occuper de leurs enfants. Ils sont contents d’abandonner l’éducation des enfants à la mère.
Les hommes sont poussés à abandonner leurs devoirs parentaux. Beaucoup veulent assumer leurs responsabilités affectives et éducatives. Un parent peu impliqué avant la séparation devient, une fois face à face avec son enfant, plus motivé et impliqué. Quand aux parents (homme ou femme) peu motivés, l'intérêt de l'enfant est qu'on les motive davantage et non qu'on les exclue.
       

Il faut protéger les femmes de leur ex-compagnon. Les hommes qui demandent la résidence alternée veulent surtout embêter leur ex-femme. C’est un moyen pour faire pression sur elle.
Celui des deux parents qui a la résidence exclusive peut à loisir spolier et humilier l'autre parent. L'enfant est utilisé comme une arme de vengeance. Il faut protéger les enfants des prétentions abusives d’un parent contre l’autre.
       

La femme est supérieure, en droit et en compétence, à l'homme. 
L'homme et la femme sont égaux en droit en en devoir vis à vis de leur enfant.