... la résidence alternée dérange toute une frange de groupuscules extrémistes en tous genres qui voudraient que les femmes restent à la maison pour s'occuper des enfants, pendant que les hommes travaillent. Pourtant, il est désormais bien établi que la résidence alternée est le mode de résidence le mieux adapté pour que les enfants conservent des liens très forts avec leurs deux parents malgré la séparation, et il est incontestable que la résidence alternée apporte une nouvelle liberté pour les femmes.

Pour préserver les enfants de la séparation, le plus important est de préserver la coparentalité au-delà de la séparation. La rupture entre les parents constitue nécessairement un traumatisme pour l'enfant, mais c'est la persistance du conflit parental qui est destructrice pour lui, bien plus que le choix d'un quelconque mode de résidence. L'alternance est inhérente à tous les modes de résidence des enfants de parents séparés, qu'il s'agisse de la résidence alternée ou de l'exercice du droit de visite et d'hébergement de l'autre parent. Mais il n'y a qu'en résidence alternée que l'enfant continue à bénéficier réellement de ses DEUX parents...

Mais quelques personnes (souvent les mêmes) fort actives sur un plan médiatique, tentent de mettre en avant un courant de pensée archaïque afin de culpabiliser les parents qui mettent en place la résidence alternée (RA), tout ça sur fond d'argumentation pseudo scientifique choisie très sélectivement et toujours pour donner une image négative de la garde alternée. Leur idée est de faire peur aux parents séparés qui sont dans le doute sur le choix d'un mode de résidence. Pour ces "anti-RA", les enfants sont utilisés - sous prétexte de parler de leur intérêt - pour mettre en avant les théories fumeuses de leur psy-gourou de référence qui s'est dit défavorable, et donc selon eux tous les parents se devraient d'écouter religieusement la doctrine de leur gourou. Sauf qu'en réalité les psys en la matière disent tout et son contraire. Et sous couvert de parler de l'intérêt de l'enfant, ces personnes anti-RA servent d'abord leurs intérêts financiers (par exemple en vendant des livres pour étaler leurs critiques sur la résidence alternée...).

En lisant CE BILLET qui reprend les différentes opinions sur la question, vous ne pourrez que constater que de nombreux psys encouragent la résidence alternée une semaine-une semaine, et certains ont une approche innovante: l'un des spécialistes les plus réputés de l'enfance et de l'adolescence, le pédopsychiatre Marcel Rufo, préconise des RA sur de longues périodes, "un an-un an" voire par période de trois ans: voici un extrait d'un entretien qu'il accordait sur le sujet, que vous pourrez lire en intégralité  ICI: 

"...j’approuve également le principe de l’alternance, bien que je n’aime pas le rythme une semaine sur deux. Il me semble que l’alternance peut se faire sur des temps plus longs. Par exemple, de 0 à 3 ans chez maman, de 3 à 6 ans chez papa, avec, bien sûr, des week-ends et des vacances avec l’autre parent.
L’avantage pour l’enfant, c’est qu’en vivant longtemps avec chacun d’eux il a un papa et une maman bien réels, avec leurs qualités et leurs défauts, leur disponibilité et leur mauvaise humeur. Le pire, pour moi, étant le "papa loisirs" du mode de garde à l’ancienne - un week-end sur deux et la moitié des vacances - avec lequel on ne fait que s’amuser."

Un résumé des positions actuelles sur la résidence alternée est repris à la fin du billet.

Mais surtout, pour ce qui est de déterminer s'il est opportun de pratiquer la RA, la seule vérité: c'est VOUS qui la détenez. Si vous pensez que pour s'épanouir, un enfant a besoin de ses DEUX parents, vous avez la réponse à vos interrogations: seule la résidence alternée permet de garder un équilibre dans les relations parentales. Et ceux qui veulent vous faire peur, cherchent surtout à imposer leur vision rétrograde de l'organisation de la société et des rôles parentaux.

D'ailleurs, vous aurez remarqué qu'ils prétendent parler de l'intérêt de vos enfants mieux que vous. Normal: eux, ils savent, alors que vous, papas, mamans, vous ne savez pas ce qu'est l'intérêt de votre enfant. Ils vont donc vous expliquer.

Dans CE BILLET, on s'aperçoit que de longs débats "pour ou contre la résidence alternée" ont déjà eu lieu en 2006 et 2007 devant des commissions d'experts de l'Assemblée Nationale et du Sénat français pour évaluer la loi de 2002 qui permet la résidence alternée. Il ressort des travaux de ces commissions qui réunissaient tous les experts et psys, pour ou contre la résidence alternée, qu'en conclusion il n'y a RIEN A CHANGER dans la loi qui permet la résidence alternée.

Ces travaux n'ont même pas conclu à la nécessité d'émettre une réserve pour la garde alternée pour enfants de moins de trois ans, ou moins de six ans. Et pourtant, les anti résidence alternée ont exercé des pressions énormes. Le résultat de cette réflexion, pour les personnes qui ont pris le temps d'analyser tous les arguments développés, c'est que même ceux qui étaient hostiles à ce mode de résidence, finissent par y adhérer, et sans réserve, quel que soit l'age de l'enfant. Vous trouverez sur ce site l'exposé de tous les arguments pour ou contre la garde alternée, et aussi les rapports des commissions d'enquête parlementaire, récentes, qui ont décidé qu'il n'y avait rien à modifier dans la loi sur la résidence alternée, ni à fixer d'age minimum. Ces thèmes sont traités ici: http://www.jafland.info/category/Residence-Alternee

La lecture de l'article de la psychologue et psychanalyste Nicole Dubreuil est une référence pour comprendre en quoi l'opposition farouche à la résidence alternée, traduit en réalité une pathologie du lien parent-enfant: LIRE ICI

On rappellera aussi que le pédopsychiatre le plus souvent cité comme hostile à la résidence alternée, a été lui même considéré comme " en grande souffrance" par un de ses confrères pédopsychiatres, qui écrit à propos de ses théories que: " l'examen attentif de son ton, de son contenu, des outrances qu'il comporte et de la passion qui l'inspire indique que l'on est en présence du témoignage quasi clinique de la souffrance de son auteur, engagé de longue date, et selon des modalités qu'il s'est à lui-même assignées, dans un combat solitaire"... C'est donc bien une croisade que mènent les anti-RA. Et cela illustre bien que les pédopsys en la matière disent tout et son contraire.

Alors ne vous culpabilisez pas parce que vous avez adopté la résidence alternée, les enfants seront les premiers à être heureux de conserver un lien fort avec chacun de leurs deux parents.

Enfin, pour illustrer tout ceci et le fait que les personnes qui ont réellement pris le temps de la réflexion, finissent par conclure que la garde alternée est une bonne solution, je prendrai l'exemple de Mme Valérie Pécresse qui a été le rapporteur de la mission parlementaire du 25 janvier 2006 sur la famille et le droit des enfants  (http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/267605.asp ).
Mme Pécresse était très hostile et préconisait un age minimum pour la garde alternée. Mais après avoir bien écouté tous les experts, Mme Pécresse a complètement changé de position et désormais elle donne même des conseils pratiques fort intéressants pour la résidence alternée des tout petits (garder le même type de berceau dans les deux maisons, etc) .
C'est là toute la différence entre les "experts" qui s'écoutent parler, et la réalité des parents qui écoutent les besoins de leur enfant.

Inutile de vous dire que les anti-RA, qui au départ ADORAIENT Mme Pécresse, maintenant la font passer pour une moins que rien. Et oui, le seul tort de Mme Pécresse, c'est d'avoir eu le COURAGE de ne pas rester dans l'obscurantisme des anti RA.

Alors, bravo à Mme Pécresse, et Bravo à toutes celles et à tous ceux qui auront l'intelligence de permettre à leurs enfants de continuer à vivre aimés et entourés régulièrement de leurs deux parents grâce à la résidence alternée.


 
Les bonnes raisons pour que vous parents, ne vous sentiez pas "coupables" de pratiquer la résidence alternée ! 


Vidéos :
*Débat sur Public Sénat
http://www.dailymotion.com/video/xo044_elleetnous-20061113-150k
*Etude scientifique
http://www.dailymotion.com/video/xjesk_professeur-poussin-colloque-assoedy

*France 5 "les maternelles"

Définition :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sidence_altern%C3%A9e

La proposition de loi :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1531.asp

Rapport remis a la mission d'information sur la famille et le droit des enfants Articles / témoignages
Mamanpourlavie:
dorffer-patrick
http://www.dorffer-patrick.over-blog.fr/article-psychologie-le-lien-pere-enfants-45052046.html

Livres :
Gérard Poussin : Réussir la garde alternée (Broché)
Jean-Marc Ghitti  « Appel à une réforme de la Justice Familiale » (editions CERF)



1) Initiative des entreprises françaises
Concilier vie de famille et travail LE MONDE | 12.04.08 | 15h04
Création de crèches d'entreprise, aménagement du temps de travail, suppression des réunions tardives : les 29 entreprises qui ont signé, vendredi 11 avril, la Charte de la parentalité s'engagent à "favoriser la parentalité en entreprise". "Le monde du travail a tout à y gagner, a souligné le ministre du travail, Xavier Bertrand. Un parent qui a trouvé un mode de garde pour son enfant est aussi un salarié plus efficace, car il a l'esprit tranquille." "Il faut également faire changer les mentalités, a noté la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano. Le père et la mère doivent prendre la même part à l'éducation des enfants. Le congé parental, le temps partiel, cela concerne les mères, mais aussi les pères."

2) Un article du magazine ELLE (20 février 2006):  résidence alternée une nouvelle liberté pour les femmes:
Une semaine avec leurs enfants, une semaine rien que pour elles... Malgré des réticences, et parfois quelques craintes, ces mères ont fait le choix de la garde alternée. Aujourd'hui elles s'en réjouissent et nous expliquent pourquoi ce mode de garde leur parait idéal.
Enquête d'Anne Cécile ...
C'est une révolution silencieuse, mais une révolution quand même. La résidence alternée, qui conduit après une séparation à ne vivre avec ses enfants qu'une partie du temps, fait le bonheur de nombreuses mères. Rares sont celles qui osent le dire, tant l'idéologie ambiante est encore à la toute puissance de la mère sur l'éducation. Mais quand elles se confient, elles n'ont pas assez de mots pour louer ce mode de vie. "Cela revient à réussir la quadrature du cercle" dit l'une, "J'ai l'impression d'avoir le beurre et l'argent du beurre" dit l'autre.

3) Caroline Eliacheff - pédopsychiatre - le salut des femmes : la garde alternée" (dans une émission de France culture, chronique La famille dans tout ses états, Le salut des femmes : La garde alternée):
Fustigeant les pédiatres engagés comme Edwige Antier ou Marcel Rufo, la psychanalyste Caroline Eliacheff rappelle que les professionnels sont majoritairement confrontés à des expériences difficiles; ils se déclarent par conséquent opposés à la résidence alternée. Elle estime pourtant nécessaire de se garder de toute opinion de principe : "Nous, les psys, n'avons pas a prendre parti pour ou contre la garde alternée. Etre là pour écouter ceux qui auraient à s'en plaindre n'autorise pas à avoir des idées préconçues sur un sujet aussi fortement teinté d'idéologie et encore moins à les mettre en pratique en tentant de modifier quoi que ce soit à la réalité".

4) Sénat 2007: absence de consensus sur les effets de la résidence alternée pour les enfants en bas âge. Rapport d'information de la commissions des lois et de la commission des affaires sociales:
- absence de consensus entre les spécialistes de l'enfance sur les effets de la résidence alternée sur les enfants en bas âge
- légitimité pour le juge de pouvoir imposer un partage de la résidence de lenfant pour éviter de donner un droit de veto au parent qui s'estime en position de force pour obtenir la résidence de lenfant.
 
5) Denyse Côte (sociologue) Hiver 2007:
Dans le cadre de ses travaux de recherche sur la garde partagée, qui ont fait l'objet de sa thèse de doctorat, d'un livre et de nombreux articles, conférences et cours, Denyse Côté a également découvert que l'organisation d'un calendrier et de rythmes de vie stables dans chacun des domiciles parentaux, la sédentarité géographique des parents ainsi que leurs efforts réels de mener à bien conjointement l'éducation de leur progéniture font en sorte que la vie des enfants ne se trouve pas aussi perturbée que le stéréotype le laisserait croire. Les enfants dont les parents ont choisi de plein gré la garde partagée ne sont ni ballotés entre des parents en conflit, ni constamment dans des valises, ni laissés à eux-mêmes. Les entrevues quelle a faites auprès d'enfants en garde partagée le confirment. Certains parents ont même perfectionné le système d'échange au point où ils peuvent à la fois limiter leurs propres contacts (car sils se sont séparés, c'est qu'ils ne veulent plus partager leurs vies personnelles) et faire bénéficier les enfants au maximum de leur présence et de leurs ressources.

6) La loi de mars 2002 sur la résidence alternée favorise la prise en charge des enfants par leurs deux parents: Numero 567 relations famille-école - tendance de la recherche - novembre 2007"  N 567 - octobre / novembre 07 - L'école des parents
"15 à 20 % des enfants des enfants de parents séparés seraient concernés et les 3/4 d'entre eux ont moins de 10 ans. Les réticences suscitées par la résidence alternée concernent les très jeunes enfants, mais les études ne sont pas encore suffisamment développées pour étayer le débat passionné dont elle fait l'objet."

7) L'Unaf au sénat 2007 - la résidence alternée doit devenir la règle " . UNAF (Union nationale des associations familiales)
L'UNAF considère que la résidence en alternance devrait devenir la règle et que les parents devraient savoir dès avant qu'ils ne se séparent qu'elle ne pourra, sauf exception, faire l'objet d'aucun marchandage. Elle serait en quelque sorte un effet automatique attaché à la filiation établie dès lors que les auteurs se séparent.

8) L'Apmf au sénat 2007 - l'alternance est vitale pour l'enfant". APMF (association pour la médiation familiale)
La résidence alternée : une journée d'auditions publiques pour évaluer la loi du 4 mars 2002
"...L'alternance est donc un principe de réalité pour l'enfant dans les familles désunies. Résidence alternée ne signifie pas résidence paritaire. Les rythmes d'alternance adoptés par les familles sont multiples, et nous constatons dans nos consultations que la créativité des parents en la matière est assez admirable. Ce mode d'organisation sacralise ainsi le droit de l'enfant à rester en relation avec chacun de ses parents. On sait en effet que, mettre à l'écart l'un des parents, c'est mettre l'enfant à l'écart de son identité même. L'alternance est vitale pour l'enfant, puisqu'elle est ce qui lui permet d'échapper à l'arbitraire du désir d'un seul et à l'exclusion de l'autre."

9) Groupement européen des magistrats pour la médiation" (Gemme 2007)
La Médiation Familiale vient au service, au secours de l'enfant. La Médiation Familiale permet de cerner l'intérêt de l'enfant et de le sortir du rôle d'enjeu et du rôle d'arbitre.
La résidence alternée, à partir du moment où elle est imposée à lune des deux parties peut permettre au Juge aux Affaires Familiales de revoir les parties, dans un délai fixé en général à 6 mois, au cours duquel les parents travailleront en médiation

10) Cour européenne - l'alternance est la solution de principe a privilégier - 27/10/07: Dernier recours : la Cour européenne des droits de l'homme - [Société] Clicanoo - 27/10/2007 Tags : Droit, Droits de l'homme, La Réunion
L'alternance n'est pas une modalité accessoire d'organisation de la résidence de l'enfant de parents séparés, mais bien la solution de principe, à privilégier. Yola Minatchy, avocate réunionnaise spécialiste du droit européen, l'affirme. Elle cite l'exemple de la Suède où la garde alternée est désormais généralisée : Les statistiques montrent des résultats véritablement positifs.

11) Vu sur le site www.divorce-famille.net/  "Tandis que dans certains états des USA comme le Kansas ou le Montana la résidence alternée (Shared parenting - Joint Physical Custody) est attribuée à plus de 40 % des couples et donne entière satisfaction, la France est venue très tard et avec beaucoup de réticence à cette pratique. Ceci est dû principalement aux allées et venues idéologiques conceptuelles et instables de psychologues et pédiatres français "de renom" qui ne sont pas vraiment représentatifs de leurs professions".

12) Enquête réalisée par François de Singly et Benoîte Decup-pannier (sociologues). L'enquête réalisée récemment par François de Singly et Benoîte Decup-Pannier montre que les enfants [en résidence alternée] construisent une cohérence de leur territoire permettant leur enracinement identitaire, selon trois stratégies :
1. La première consiste à trimballer à chaque changement toutes ses affaires importantes dans un gros sac, ce qui permet d'investir identiquement les deux espaces.
2. La seconde valorise au contraire les allers-retours entre les deux logements pour chaque affaire oubliée, ce qui réunit les deux espaces en un seul territoire.
3. La troisième consiste à hiérarchiser les deux espaces, un logement devenant dominant et dépositaire des objets les plus importants, le plus souvent le logement maternel.
A chaque fois, donc, la dualité tend à être minimisée, grâce à ces tactiques qui renforcent le sentiment de n'avoir qu'un seul "chez soi (De Singly, 2000, 227) . Dans cette situation, comme dans beaucoup d'autres possibles, l'enfant réalise un travail psychique d'intégration de la situation qui lui permet de ne pas se sentir clivé et d'investir ses deux espaces de vie comme partie prenante de son territoire, quitte à marquer symboliquement chacun d'entre eux comme tel. Les craintes étaient donc largement infondées, même si elles s'établissaient sur un constat renouvelé, celui de la nécessaire unité psychique de l'enfant, dont on constate là encore qu'elle dépend moins de la réalité matérielle que de la réalité psychique.

13) Interview Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste: http://www.lepoint.fr/
Les sociétés nordiques sont en avance sur nous. En cas de séparation, 80 % des couples optent pour la résidence alternée des enfants. Alors qu'en France, pays latin, on en est encore à se demander si c'est bon pour eux !

14) Islande : 80 % des couples séparés optent pour la garde partagée". Le Courrier d'Islande:
"Nous signalions dans notre "Bulletin" de mai qu'en 2006, 498 divorces avaient été prononcés et que 577 couples avaient rompu leur "union consensuelle" (concubinage enregistré au Registre national). Ces ruptures ont affecté 1162 enfants. Elles ont donné suite, pour ces derniers, à une "garde partagée" dans la plupart des cas (72,5 % des divorces et 84,9 % des dissolutions d'"unions")."

15) En Belgique:  DOC 1 1673/014 CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE Belgique 27 janvier 2006 RAPPORT FAIT AU NOM DE LA SOUS-COMMISSION DROIT DE LA FAMILLE PAR MME Valérie DÉOM. PROJET DE LOI tendant à privilégier l'hébergement égalitaire de l'enfant dont les parents sont séparés et réglementant l'exécution forcée en matière d'hébergement d'enfant:

La loi du 18 juillet 2006 le dit désormais clairement : le tribunal doit examiner prioritairement la possibilité de fixer l'hébergement de l'enfant de manière égalitaire entre ses parents

16) L'ITALIE MONTRE L'EXEMPLE (2006) : Elle vient de modifier profondément son code civil en définissant de façon claire la résidence alternée comme solution prioritaire en cas de séparation des parents. L'Italie va même jusqu'à dire que dans le cas ou le juge ne choisi pas la résidence alternée comme mode d'exercice de l'autorité parentale, il DOIT JUSTIFIER QUE LA RESIDENCE CHEZ LE PARENT EXCLU N'EST PAS CONFORME A L'INTERET DE L'ENFANT.
Commentaire: Nous avons vraiment voulu donner un signal de manière à ce que dans la crise du couple les enfants ne puissent jamais en subir des dommages a déclaré le président de la Commission à l'enfance Ettore Bucciero, car ils ont le droit de conserver inchangés leurs rapports avec leurs deux parents . Dans le même esprit, le rapporteur de la disposition, le sénateur du parti Margherita, Emanuale Baio Dossi : C'est la réforme la plus importante du droit de la famille depuis celle de 1975 explique t-elle. Le principe de la biparentalité vient avant la loi, c'est un droit naturel car il découle de l'existence même de l'enfant. Cest pourquoi, dès aujourd'hui, ce principe sera la première solution que le juge privilégiera, même en cas dimportants conflits entre les conjoints .
L'Italie a également prévu des sanctions contre les parents qui ne respecteraient pas leurs obligations parentales

17) Initiatives des entreprises nordiques pour faciliter conciliation: vie familiale et la vie professionnelle :
les entreprises aident au développement des congés parentaux, soit en augmentant les allocations versées aux parents (passage de 80 à 90 % du salaire par exemple) soit en versant une allocation au-delà de la période de 360 jours. Ericsson verse une allocation de 90 % du salaire dans la limite du plafond pendant 180 jours supplémentaires, la poste suédoises fait la même chose pendant 360 jours supplémentaires, etc...
Certaines entreprises ont développé des services spécifiques, par exemple la garde d'enfants malades. Ericsson microwave systems a constitué un groupe de pères pour proposer des mesures, des méthodes, des modes d'organisation destinés à faciliter la vie familiale des pères (cela va de "créer un environnement dans lequel ce n'est pas considéré comme correct ou à la mode de travailler au-delà des horaires" à "avoir des machines à laver au travail pour laver le linge familial pendant le temps de travail" ou bien "avoir la possibilité de commander par Internet et de se faire livrer dans l'entreprise les courses alimentaires familiales").
Certaines grandes entreprises proposent à leurs employés les services, pour quelques heures par semaine, d'une aide-ménagère à domicile (la compagnie d'assurances Skandia, en liaison avec un prestataire privé du nom de Hemfrid).
Il n'est d'ailleurs pas rare de voir un employé, un cadre, un directeur ou un ministre venir au travail avec son enfant, en cas de problème de garde, et de le faire participer à ses activités (y compris l'amener en réunion).
C'est pour cela que certaines entreprises mettent à disposition un espace pour les enfants (jeux, vidéo, télévision ...).

18) RAPPORT N 2261 ASSEMBLÉE NATIONALE Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 14 avril 2005. PROPOSITION DE LOI relative à l'aménagement des horaires de travail des personnes séparées de leur conjoint dont les enfants sont en résidence alternée, PRÉSENTÉE par M. Edouard COURTIAL:
  Extrait: "La consolidation des liens familiaux, socle de l'équilibre de l'enfant, pourrait être favorisée par des assouplissements permettant au parent intéressé, d'aménager ses heures de travail en fonction de la période où l'enfant lui est confié"

19) Les parents qui vivent une garde partagée ont plus de temps libre "
Comparativement aux parents en situation de garde exclusive, les parents du Stanford Child Custody Project qui vivaient une garde partagée se sont adaptés plus facilement à leurs rôles de parents après le divorce (Maccoby et Mnookin, 1992). Les parents vivant une garde partagée, surtout les mères, pouvaient se montrer fermes et patients et avaient plus de temps pour jouer avec leurs enfants. Tel qu'il est mentionné plus haut, cette constatation s'explique probablement par le fait que les parents en situation de garde partagée ont plus de temps libre que les parents vivant une situation de garde exclusive.

20) Les personnes qui acceptent le partage des responsabilités parentales sont moins narcissiques"
Quelques études cliniques ont mis l'accent sur les qualités qui facilitent le partage des responsabilités parentales. Selon Ehrenberg et al. (1996), les parents qui acceptent le partage des responsabilités parentales sont des personnes moins narcissiques, plus empathiques, moins orientées vers elles-mêmes et davantage orientées vers leurs enfants comme parents. Steinman et al. (1985) ont tiré des conclusions similaires dans des travaux antérieurs : les couples qui réussissent à s'entendre sont des personnes qui font preuve de souplesse et d'empathie, qui sont capables de faire la distinction entre les rapports quelles entretiennent entre elles et les rapports quelles entretiennent avec leurs enfants et qui peuvent s'adapter en ajustant leurs attentes non comme conjoint mais comme co-parent

21) Courrier cadre - novembre 2007 - la garde alternée chamboule les rôles dans l'entreprise". Courrier Cadres de Novembre 2007, consacre un article à la garde alternée, écrit par Cécile Tesseyre, et intitulé "La garde alternée chamboule les rôles dans l'entreprise". Le site Parent-Solo, contacté par la journaliste, y est cité. Comme on le voit, la garde alternée n'est pas sans impact sur le travail de l'un et de l'autre. Hommes et femmes sont prêts a un nouvel équilibre entre temps de travail et temps familial

22) Stéphane Clerget (pédopsychiatre) : On s'est rendu compte aussi qu'un enfant qui n'est pas investi par son père, est un enfant qui va aussi présenter des troubles dès 3 à 5 ans: des troubles d'estime de soi, des troubles émotionnels, des troubles du comportement, et ça peut faire des adolescents beaucoup moins bien dans leur peau et plus sujet à la dépression. Donc même dès le très jeune âge, la présence du père est aussi très importante. Il y a l'intérêt de l'enfant, mais il est aussi important de ne pas laisser tout le poids de la responsabilité de l'enfant à la mère, de laisser tout le poids de l'éducation sur la mère. Parce que sinon les pères sont déresponsabilisés, et l'enfant est complètement désinvesti par son père. Le pédopsychiatre Stéphane Clerget a été auditionné au sénat en 2006, il a estimé que la loi autorisant la résidence alternée allait dans le sens d'un rééquilibrage et constituait, dans bien des cas, un moindre mal pour prévenir le délitement des liens entre l'enfant et son père

23) Nations unies assemblée générale 11 OCTOBRE 2002 A/RES/S-27/2:
" Nous sommes également conscients qu'il faut examiner l'évolution du rôle des hommes dans la société, en tant que garçons, adolescents et pères, ainsi que les problèmes auxquels se heurtent les garçons qui grandissent dans le monde d'aujourdhui. Nous continuerons de prôner le principe de la responsabilité partagée des parents pour ce qui est d'éduquer et d'élever les enfants, et mettrons tout en uvre pour veiller à ce que les pères aient la possibilité de participer à la vie de leurs enfants. http://www.unicef.org/   "

24) Vu sur le blog du juge pour enfant JP Rozenczveig  http://jprosen.blog.lemonde.fr/  Rédigé par: Agnès | le 04 mars 2007 à 15:07|
La loi devrait bien s'adapter aux changements sociétaux.
"Directrice dune école maternelle, enseignante depuis 30 ans, je constate une formidable évolution des pères vers plus d'investissement auprès de leurs enfants. Et il ne s'agit pas de jouer gentiment avec eux en rentrant du travail ! Ils prennent à présent en charge les tâches les plus ingrates: ils se lèvent la nuit, ils changent, ils nourrissent, et ils apprennent parfois à coiffer leur fille pour l'heure de l'école parce que maman est au boulot ! C'est un mouvement récent et fort. La garde partagée devra être généralisée pour que ce rôle paternel ne soit pas occulté. Quand les hommes changent il faut le reconnaître, applaudir, et en faire profiter les petits !"

25) Témoignage: J'ai décidé de ne pas faire payer mon enfant    http://www.lavoixdunord.fr/
Les parents de Léa, 4 ans, se sont séparés au printemps dernier. Laurence, la maman de la petite, raconte: Nous avons choisi la résidence alternée dès le début. J'en avais parlé avec mon avocate et j'avais lu plusieurs articles sur les différents modes de garde. En fait, si ce n'est pas la résidence alternée, c'est tout chez papa ou tout chez maman, avec droit de visite pour l'autre. J'ai bien retenu que, de toute façon, lors du jugement de divorce, le juge regardera ce qui préserve les droits et le bien-être de l'enfant. Et je sais que c'est un système sur lequel on peut toujours revenir si ça ne convient plus.
Compte tenu de son âge, le rythme d'une semaine plus le week-end chez Romain, son père, puis une semaine plus le week-end chez moi convient bien à Léa.
Ce n'est pas trop long. Elle comprend qu'il y a deux jours d'école, puis le mercredi, puis deux jours d'école, puis le week-end et qu'ensuite, quand tout ça est passé, elle change de maison.
J'ai interrogé la maîtresse. Ma fille ne parle pas beaucoup de son nouveau mode de vie mais elle dit, d'une façon très naturelle, ce soir, cest papa qui vient me chercher ou ce soir, cest maman. Romain et moi sommes très attachés physiquement à notre enfant. On n'envisageait pas d'être séparés d'elle plus d'une semaine d'affilée. Il nous arrive de nous dépanner mutuellement, pour une soirée ou à cause d'un impératif de boulot. Et si ma fille me manque trop, j'appelle son père et on convient de quelque chose. L'inverse est vrai aussi. Quand ma fille sera ado, si elle me demande daller vivre chez son père, ça me fera mal aux tripes, mais je choisirai ce qui est le mieux pour elle. J'ai décidé de ne pas faire payer à mon enfant ma décision de divorcer. Moins elle souffrira, mieux je me sentirai.
Propos recueillis par J. J.


26) Public sénat : faut pas que les mères se sentent coupables d'accepter la résidence alternée" . Elodie Mulon
avocate à la Cour dans ELLE & nous: La garde alternée, chaine Public Sénat, LA CHAINE PARLEMENTAIRE
"On a le droit de pouvoir dire qu'on na pas envie de s'occuper des enfants à 100%. Faut pas que les mères se sentent coupables d'accepter la résidence alternée". 






27) UNE EMISSION SUR LA RESIDENCE ALTERNEE SUR LA CHAINE PUBLIC SENAT: "Elle et nous" de novembre 2006
http://www.dailymotion.com/video/xo044_elleetnous20061113150k_family









28) EXTRAITS du LIVRE de MME PECRESSE :